CONCERT SUNSCAPE

- Catégories : Actualité

Atelier sur les claviers « vintage »

Le groupe propose de faire découvrir ses instruments et l’univers des claviers vintage en général.

Captivés à la lecture des « Fous du son », écrit par Laurent de Wilde et paru en 2016, nous souhaiterions faire découvrir l’histoire des inventeurs de ces instruments-machines, qui sont à la fois géniaux et complètement fous. Certains ont passé leur vie entière à mettre au point un instrument, certains ont inventé des concerts d’orgue qu’on écoutait par téléphone, certains ont inventé un orgue à partir de mécanismes d’horlogerie, et ce sont en partie eux qui ont façonné la musique d’aujourd’hui en changeant le visage du son, envoyant le piano vers un monde d’électricité.

La plupart des sons produits par ces claviers sont dans l’inconscient collectif, mais on ne sait pas toujours comment ils ont été faits : « Le Sud » de Nino Ferrer est fabriqué avec un Clavinet branché dans une cabine Leslie, qui est le même instrument utilisé par Stevie Wonder dans Superstition, Ray Charles a rendu populaire le Wurlitzer Piano avec What’d I Say... les exemples parlants sont infinis.

Histoire des claviers à notre disposition et anecdotes : Pourquoi l’électricité pour faire de la musique ?

Evolution de la musique coordonnée à l’évolution des possibilités technologiques.
De nombreux instruments à clavier ne sont pas arrivés jusqu’à nous, pourquoi ? Histoire des inventions ratées, improbables ou obsolètes.

Principes sonores : acoustique, électrique, synthétique, présence d’éléments vibratoires ou non (cordes ou lames), présence d’éléments électroniques, présentation basique de la synthèse sonore additive et soustractive, ondes sonores, fréquences, démonstration de la palette sonore d’une batterie en parlant de la vibration d’une peau, percussions courantes...

Propriétés des instruments : les sons sont très différents et on un rôle propre dans la musique, il est donc important de faire en sorte qu’ils n’empiètent pas l’un sur l’autre. On peut parler de « couches sonores ». Quels peuvent être les différents réglages et les différents sons accessibles sur chacun et comment les exploiter, de manière instinctive ou plus poussée ? 

SUNSCAPE, paysage solaire, univers partagé entre ciel et mer, où la lumière se fait douce à l’automne et brulante au solstice d’été. SUNSCAPE, le pays du soleil, est celui où Emmanuel Beer et Jules Le Risbé ont grandi.

Ce projet singulier nait d’une amitié de longue date. Emmanuel et Jules partagent la musique depuis toujours. Collaborant tous les deux à de nombreux projets de création, il était depuis longtemps question d’inventer leur propre univers, leur propre son, leurs propres oeuvres. Cette envie commune d’une démarche plus personnelle, de mettre leur lien au service d’un imaginaire musical, les a menés à se retrouver autour des premières compositions. L’idée de développer le projet en trio s’est imposée pour trouver l’équilibre humain et musical. Déjà complice dans la vie comme sur scène, Thomas Doméné était un choix évident. Rythmicien créatif en constante exploration, il donne à Sunscape une nouvelle dimension.

Partageant une sensibilité à la contemplation de la nature au seuil de laquelle ils vivent, le golfe du Lion ou les abords de la Camargue, c’est la retranscription de ces émotions qui constitue un fil conducteur essentiel dans l’écriture musicale. A l’image de l’harmonie qui se dégage de ces lieux, accessible à tous, ils souhaitent fortement construire une musique qui peut toucher tout le monde. Pour ce faire, ils composent en portant particulièrement une grande attention à la mélodie, en cherchant des rythmiques originales et en soignant les structures : utiliser les codes du jazz donc, en cherchant à se les approprier et à les dépasser.

Etant pianistes et organistes, tous les instruments à clavier les émerveillent. Ils sont nombreux et leurs possibilités sont infinies. Orgue, piano, Rhodes, Wurlitzer, Clavinet, synthétiseurs, tous sont une déclinaison d’une « idée d’instrument », avec pour dénominateur commun cet arrangement particulier de touches noires et blanches. Ces modèles célèbres ont marqué l’inconscient collectif à travers de nombreuses musiques : qu’auraient été Eddy Louiss sans son orgue, Dr John sans piano, Stevie Wonder sans Clavinet, Herbie Hancock sans Rhodes ? Ils peuvent exprimer des attaques, des tenues et des timbres très différents. Fusionnant les timbres acoustiques, électriques et synthétiques pour former des textures sonores, SUNSCAPE entraine l’auditeur dans un véritable voyage sonique.

«...car l’harmonie n’est que cela, des sons qui s’entendent bien ». (Laurent de Wilde, Les Fous du Son, 2016)

Emmanuel Beer est un organiste, pianiste, compositeur et professeur. Musicien de scène et de studio aguerri, il est impliqué dans de nombreux projets musicaux.

Emmanuel est issu d’une famille de musiciens. Pianos, orgues et autres instruments ont toujours été dans son entourage immédiat, et il a baigné très jeune dans le blues, le jazz, la chanson, le rock, un univers éclectique. Ayant commencé le piano enfant, il poursuit ensuite des études de piano à l’IMFP (Salon-de-Provence) où il apprend de musiciens comme Michel Zénino et André Villéger, et au JAM (Montpellier) où il rencontre Philippe Rosengoltz. Une fois ces études terminées, il se consacre à la scène, et joue plus de cent concerts par an pendant plusieurs années.

Développant sa musique dans des univers différents, on a pu l’entendre avec Sunship (electro hip-hop), avec Caïtos (jazz et musiques traditionnelles), ou encore dans la création Rythmic Heritage de Michel Marre avec Frédéric Monino et Jean-Marc Padovani. Il est membre fondateur d’Organik Trio avec Pascal Corriu et Stéphane Beuvelet (lauréat du tremplin Jazz à Sète 2007), avec qui il a enregistré deux albums (Organik Trio, 2007 et Time Travellers, 2014) et en prépare un troisième. Il joue aussi dans le trio de Dano Haider, et crée le groupe Sunscape en 2019.

Sideman plébiscité, il partage régulièrement la scène avec Vittorio Silvestri, Gael Horellou, Gérard Pansanel, Carl Schlosser, Gabriel Fernandez ou Jean-Marie Frédéric, et accompagne Donald Ray Johnson pour ses tournées européennes. Il participe aussi à de nombreuses conférences-concert avec le trio Big Stuff.

Enseignant le piano, l’orgue, l’improvisation et les musiques actuelles au JAM, la pédagogie est au centre de son cheminement. Il donne régulièrement des masterclass autour de l’orgue Hammond ou plus largement des claviers vintage.
Il a aussi enseigné au Conservatoire de Montpellier aux côtés de Serge Lazarevitch, et anime des stages de jazz régulièrement.

Jules Le Risbé est pianiste, compositeur et professeur. Avec plus de 600 concerts à son actif en tant que leader ou sideman et dans de nombreux styles de musique, il est présent sur scène et en studio depuis une dizaine d’années.

Jules commence le piano enfant, et suit le cursus du Conservatoire de Montpellier qui le mènera à l’obtention des DEM de piano et de formation musicale en 2011. Il touche depuis toujours à de nombreux instruments et absorbe d’immenses quantités de disques : jazz, funk, pop, rock, R&B, musiques électroniques, expérimentales, musique classique. Sa rencontre avec l’organiste Emmanuel Beer, avec qui il noue une grande amitié, lui permet de relier ces univers à son apprentissage académique. Il poursuit cette démarche à travers sa formation avec Serge Lazarevitch, et obtient un DEM de jazz en 2013.

C’est le début de ses collaborations sur scène : avec trois montpelliérains il fonde The Mo’Times, qui sort un premier EP en 2014 et un album en 2017, et on peut le voir aux côtés de musiciens comme Pascal Corriu, Vittorio Silvestri, Gael Horellou, Patrice Héral, Toms Rudzinskis, Léo Chazallet ou Dano Haider. Sa rencontre avec le pianiste Franck Amsallem, récemment installé à Paris, avec qui il échange régulièrement, le pousse à partir à New York pour s’imprégner de cette scène musicale bouillonnante, où il fréquente notamment Tivon Pennicott ou Eden Ladin.

De retour à Montpellier, Jules multiplie les projets et les albums, notamment avec Naïma Quartet (lauréat du concours Crest Jazz Vocal) et Mo’Times. Depuis toujours influencé par la musique de Herbie Hancock et passionné par le traitement du son, les claviers électriques, Rhodes, Clavinet et synthétiseurs deviennent ses instruments, notamment dans Huck (La Sixième Station, 2018) ou dans Sunscape, trio piano/orgue/batterie.

Enthousiasmé par la conception musicale sous toutes ses formes, c’est aussi en tant qu’arrangeur et compositeur qu’il contribue aux projets musicaux. On le retrouve aussi dans Spri, un trio entre jazz et rock où il joue de l’orgue Hammond, instrument qui le captive, surtout lorsqu’il est joué par Larry Young, Eddy Louiss ou Larry Goldings, dont les travaux musicaux sont également une grande influence.

Poussé par la curiosité, Jules s’intéresse également au rapport entre musique et corps, et étudie l’accompagnement de la danse au Conservatoire de Chalon-sur-Saône avec Dominique Chaffangeon. Il y obtient un DEM en 2016 et pratique principalement l’accompagnement de danse contemporaine par la suite.

Thomas Doméné, autodidacte à ses débuts, fait la rencontre des musiciens Aurelio Villa-Nueva et Michel Calvayrac qui deviennent ses premiers enseignants.

En 2006, il rejoint le groupe de swing Smoky Joe Combo sur invitation du leader portugais David Costa Coelho, avec qui il se produit dans toute l’Europe (Suisse, Italie, Allemagne, Espagne, Portugal...). Avec lui, il enregistre un premier album live, puis un EP. Presque simultanément, en 2007, il intègre Les Métropolitains, groupe toulousain de jazz moderne. Dès 2010, ils remportent, ensemble, le prestigieux concours européen de jazz du Centre des Musiques Didier Lockwood. Puis, en 2012, ils gagnent - à l’unanimité - le tremplin Jazz d’Oloron. Avec eux, il enregistre un EP, puis un album (Wondermood, 2011.

De retour de sa tournée avec le Smoky Joe Combo, repéré par l’équipe pédagogique du Centre des Musiques Didier Lockwood, il est invité à entamer des études de batterie. Il le fera aux côtés de grands musiciens tels qu’André Charlier, Benoît Sourisse, Stéphane Guillaume, Olivier Hutman ou André Villéger. Dès lors, il est sollicité par divers groupes, lui permettant d’appréhender différentes esthétiques musicales toujours en relation avec le jazz, notamment avec le Mickael Sourd Quartet en explorant le hard bop, ou avec les groupes Bolden Buddies Big Band et Big Band Brass auprès desquels il s’essaie aux formations musicales étendues. Enfin, aux côtés du Jessica Rock Trio il explore un jazz plus poétique.

Arrivé à Montpellier en 2016, il fait la rencontre de la chanteuse Naïma Girou et rejoint presque immédiatement son quartet.

Aujourd’hui, il poursuit les collaborations éclectiques avec le BADA Quartet, ou encore avec Louis Martinez (Fondateur du Jazz à Sète), Nicolas Gardel, Daniel Huck ou Matthieu Boré.